Un spectacle écrit par : Olya Inaya et Thomas Février
Avec : Olya Inaya, Thomas Février et la participation de Jean-Claude Dreyfus.
Mise en Scène : Olya Inaya & Thomas Février
Musique originale : Thomas Février
Création Lumières : Denis Koransky
Scénographie : Nikolai Khamov
Costumes : Mariia Erokhina
Technicien son : Andrei Krupskii
7 11
Olya Inaya est Clown. Originaire de Saint Petersbourg, en Russie, elle s’inscrit à l’école Licedei, spécialisée dans l’art du Clown et du mime. Elle a tourné à travers le monde entier, notamment au sein de la Famille Semianyki. En Russie, elle crée le Trio Klavy et recueille un vif succès. En France, parallèlement à 7 11, elle joue son propre spectacle : Je t’attendrai avec un Ballon Rouge.

Thomas Février est né à Paris. Il apprend le piano à l’âge de 11 ans et se met bientôt à écrire, à composer et à chanter. Il donne des concerts en France, en Europe, compose pour le théâtre, le cinéma et le film documentaire, et anime régulièrement les ciné-concerts du Théâtre Le Ranelagh. Actuellement, il enregistre un nouvel album. Ses collaborations, notamment avec Jean Claude Dreyfus, le Café de la gare ou Tcheky Karyo lui ont donné le goût de mélanger les disciplines et d’y trouver sa véritable place.

Olya Inaya et Thomas Février se sont rencontrés à Paris, il y a sept ans, à l’occasion d’un spectacle de clown. L’une était sur scène, l’autre composait la musique. Depuis, ils travaillent ensemble. Intervenant chacun dans leurs projets respectifs, 7 11 est leur premier spectacle en commun.
BIO
Le Terminal : Autoritarisme et désenchantement “Le Terminal”, lieu sans saveur où échouent les âmes défuntes, a tout d’une dictature moderne. Ici, pas de milice armée, pas d’arrestation sommaire, mais atmosphère anxiogène et oppressante, dissimulée sous l’apparence d’un monde merveilleux, d’un paradis tant espéré. Un patriarche ubuesque, incarné à l’image par Jean-Claude Dreyfus, annonce au public, par des métaphores plus brutales et vulgaires les unes que les autres, qu’ils viennent de franchir les portes de l’au-delà. Les spectateurs découvrent un monde artificiel, dont les armes principales sont la réclame et la flatterie. La propagande du “Terminal”, omniprésente, utilise tous les outils de notre société actuelle, notamment le matraquage visuel et sonore, le racolage médiatique ou encore l’appât du gain. Mais derrière cela se cache un effroyable cynisme, une profonde inhumanité.

L’objectif de ce pouvoir est d’asservir les nouveaux arrivants, dont le nom, sous prétexte de loterie absurde, est remplacé par un numéro, mais aussi de masquer l’état de décrépitude d’un régime en perte de vitesse. Les images projetées sont abîmées, sautent ou bien se figent. Les musiques ont le son de vieilles bandes magnétiques usées. Cette dictature, à la fois hyper connectée et ultra conservatrice, n’en finit pas de mourir.

Notre spectacle s’articule autour de la nécessité d’un bonheur terrestre, ainsi que de notre besoin de liberté, guidée par l’inspiration créatrice. Nos personnages existent dans un monde totalement opposé à leurs désirs, à ce vers quoi ils tendent. Pour les Anges n°7 et n°11, cette nécessité d’être, de ressentir et de créer entraînera un profond bouleversement dans ce système autocratique et aboutira à la fin du “Terminal”.

Deux Anges, trois numéros, une quête Le “numéro d’Ange” 711 annonce que de bonnes nouvelles sont en route. Il est le symbole d’un changement et d’une élévation de l’âme, la réunion du numéro 7, symbolisant l’illumination et l’éveil créatif, et du double 1, également lié à la créativité, mais aussi à l’action. L’Ange n°7 est l’artiste. Inspiré, il trouve son salut dans la beauté qu’il voit et ressent. C’est ce besoin de créer qui l’amène à refuser le monde dans lequel il évolue. L’Ange n°11, elle, est la rebelle. C’est elle qui délivre la chanson à la fin du spectacle et rend possible le changement à venir. L’un sans l’autre n’ont pas de pouvoir véritable. Les liens d’humanité et d’amour qui unissent ici créateur et acteur leur donnent la force de changer le monde. Un changement profond a besoin de rêve, de culture et d’action. Les deux héros de notre histoire ne sont pas des révolutionnaires nés. Ce sont des anges “normaux”, victimes d’un système répressif. Ils jouent le jeu de ce monde austère, jusqu’à l’étincelle créatrice qui mettra en lumière leur besoin de ressentir ce que ressent un être humain. Ainsi, durant le spectacle, ils découvriront la tendresse, l’amour, l’empathie, le rire, mais aussi la mélancolie, la peur, la jalousie ou encore la colère. Ces couleurs mèneront sur la voie de la désobéissance. “7 11” prône le bonheur terrestre. C’est une ode à l’ici et au maintenant. N’attendons pas l’au-delà pour être heureux. Vivons chaque instant, le paradis se trouve ici. Paradoxal, multiple, parfois difficile à entrevoir, mais indispensable.

Olya Inaya & Thomas Février
NOTE DES AUTEURS
LIENS ET CONTACTS
“7 11” est un spectacle musical de clown. Il raconte l’histoire de deux Anges prêts à tout pour chanter leur chanson dans une société autoritaire. Résistants malgré eux, ils partent en quête de leur humanité. À force d’amour et d’inspiration, ils poseront les bases du changement.

Une histoire d’humour et d’amour Nous nous sommes connus par le rire et les larmes. Des cascades de Buster Keaton aux sourires de Charlie Chaplin, du Cirque Volant des Monty Pythons aux comédies de Will Ferrell, nous avons toujours partagé cet amour des comédies où le burlesque rencontre le drame, où, au milieu d’un fou-rire, un détail nous fait pleurer. 7 11 est une tragicomédie. Sur un fond dramatique, nous mettons nos personnages dans des situations burlesques et absurdes. Leur maladresse et leur naïveté nous touche autant qu’elle nous amuse. Nous aimons transformer les larmes en sourires. Au travers de nos deux Anges, nous racontons avec légèreté l’impérieuse nécessité de vivre ici et maintenant.

Création humaine et IA Dans cet univers, tout sonne faux. Le ton de l’annonceuse est rassurant, mais quelque chose cloche. Une froideur, un manque d’âme qui suscite la gêne. Dans notre monde, l’intelligence artificielle prend une place de plus en plus importante, à tel point qu’il devient difficile de discerner le vrai du faux. À s’y méprendre parfois, les “voix off” qui pullulent sur les réseaux sociaux nous donnent cette impression d’inhumanité pavée de bonnes intentions. Dans 7 11, notre propos porte également sur la création artistique face à l’arrivée de l’IA. Ainsi, nous mettons en opposition, par le son notamment, la “production” du terminal, performante mais stérile, et l’inspiration humaine, fragile et tourmentée. C’est pour cette raison que la voix de l’annonceuse ainsi que les musiques des numéros imposés par le Cabaret du Terminal seront réalisées à partir d’intelligence artificielle, puis retouchées pour y apporter encore plus de fausseté, tandis que les musiques et chansons des deux personnages, seront des créations 100% humaines. Notre volonté est de faire ressentir la vibration unique de la création artistique face à une recette rapide et sans âme.

Chanter sous la dictature Sous un régime totalitaire, deux personnages veulent rire et chanter. À chaque tentative, la voix artificielle qui présente chaque numéro les rappelle à l’ordre. Nous nous inspirons ici d’histoires réelles. Citoyens emprisonnés pour avoir chanté en public, auteurs interdits de publication ou de représentation. L’art, quoi qu’il exprime, est politique et, par essence, un acte d’insoumission. Les deux héros de ce spectacle n’ont ni croisade, ni instinct révolutionnaire. Ils sont simplement profondément humains et imaginent leur idéal. Leur histoire est celle de millions de personnes. L’art et la culture sont indispensables à l’équilibre d’une société.
NOTE DE MISE EN SCÈNE
Dans un terminal d'aéroport quelque peu étrange, deux employés-modèle sont préposés à l’accueil des nouveaux arrivants et à l’animation du traditionnel cabaret de bienvenue. Mais chacun découvre bientôt qu’il n’est pas là par hasard: Ce monde est le point de chute des âmes récemment défuntes… 7 11 est un spectacle d’humour et d’amour mêlant chansons & scènes burlesques. Une tragicomédie sur l’impérieuse nécessité de vivre, avec Olya Inaya, Thomas Février, et la participation de Jean-Claude Dreyfus
PRÉSENTATION